{"id":2391,"date":"2025-12-31T08:36:16","date_gmt":"2025-12-31T07:36:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.nuviline.fr\/mag\/?p=2391"},"modified":"2026-03-30T13:16:58","modified_gmt":"2026-03-30T11:16:58","slug":"creatine-et-energie-cellulaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.nuviline.fr\/mag\/creatine-et-energie-cellulaire\/","title":{"rendered":"Cr\u00e9atine et \u00c9nergie Cellulaire : Comment Fonctionne le Syst\u00e8me Phosphocr\u00e9atine"},"content":{"rendered":"<p>Pour comprendre comment la cr\u00e9atine am\u00e9liore vos performances sportives, il faut d&rsquo;abord comprendre le fonctionnement de l&rsquo;\u00e9nergie cellulaire. Chaque contraction musculaire, chaque sprint, chaque r\u00e9p\u00e9tition \u00e0 la salle n\u00e9cessite de l&rsquo;\u00e9nergie sous forme d&rsquo;ATP (ad\u00e9nosine triphosphate), la v\u00e9ritable monnaie \u00e9nerg\u00e9tique de votre organisme. Le probl\u00e8me ? Vos r\u00e9serves d&rsquo;ATP sont extr\u00eamement limit\u00e9es. C&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment l\u00e0 que la <strong>cr\u00e9atine \u00e9nergie<\/strong> entre en jeu. En augmentant vos stocks de <strong>phosphocr\u00e9atine<\/strong>, la suppl\u00e9mentation permet de r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer l&rsquo;ATP plus rapidement lors d&rsquo;efforts intenses et courts. D\u00e9couvrons ensemble le m\u00e9canisme biochimique qui explique scientifiquement pourquoi la cr\u00e9atine fonctionne r\u00e9ellement.<\/p>\n<h2>ATP : La Mol\u00e9cule d&rsquo;\u00c9nergie Universelle<\/h2>\n<p>L&rsquo;ATP (ad\u00e9nosine triphosphate) repr\u00e9sente la seule forme d&rsquo;\u00e9nergie directement utilisable par vos cellules musculaires. Cette mol\u00e9cule se compose d&rsquo;une base azot\u00e9e (ad\u00e9nosine) li\u00e9e \u00e0 trois groupements phosphate. Lorsque votre muscle se contracte, il brise la liaison du dernier phosphate, lib\u00e9rant ainsi l&rsquo;\u00e9nergie n\u00e9cessaire au mouvement et transformant l&rsquo;ATP en ADP (ad\u00e9nosine diphosphate).<\/p>\n<p>Le v\u00e9ritable d\u00e9fi \u00e9nerg\u00e9tique ? <strong>Vos muscles ne stockent que 80-100 grammes d&rsquo;ATP<\/strong>, une quantit\u00e9 suffisante pour seulement 2 \u00e0 3 secondes d&rsquo;effort maximal. Imaginez un sprint : en moins de temps qu&rsquo;il n&rsquo;en faut pour dire \u00ab\u00a0d\u00e9part\u00a0\u00bb, vos r\u00e9serves initiales d&rsquo;ATP sont \u00e9puis\u00e9es. Sans syst\u00e8me de r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration imm\u00e9diat, impossible de poursuivre l&rsquo;effort.<\/p>\n<p>Votre organisme dispose heureusement de trois syst\u00e8mes de recharge de l&rsquo;ATP, chacun adapt\u00e9 \u00e0 diff\u00e9rentes intensit\u00e9s et dur\u00e9es d&rsquo;effort :<\/p>\n<p>Le <strong>syst\u00e8me phosphocr\u00e9atine<\/strong> (ou syst\u00e8me ATP-CP) fonctionne sans oxyg\u00e8ne et r\u00e9g\u00e9n\u00e8re l&rsquo;ATP en 1-2 secondes, mais s&rsquo;\u00e9puise apr\u00e8s 10-15 secondes d&rsquo;effort maximal. C&rsquo;est le syst\u00e8me le plus rapide, celui utilis\u00e9 lors d&rsquo;un sprint court ou d&rsquo;une s\u00e9rie lourde de d\u00e9velopp\u00e9 couch\u00e9.<\/p>\n<p>La <strong>glycolyse ana\u00e9robie<\/strong> prend le relais pour les efforts de 30 secondes \u00e0 2 minutes, d\u00e9gradant le glucose sans oxyg\u00e8ne mais produisant du lactate (cette sensation de br\u00fblure musculaire famili\u00e8re). Ce syst\u00e8me g\u00e9n\u00e8re de l&rsquo;ATP plus lentement que le syst\u00e8me phosphocr\u00e9atine.<\/p>\n<p>Le <strong>syst\u00e8me a\u00e9robie<\/strong> utilise l&rsquo;oxyg\u00e8ne pour produire de l&rsquo;ATP \u00e0 partir de glucides et lipides lors d&rsquo;efforts prolong\u00e9s au-del\u00e0 de 2 minutes. Extr\u00eamement efficace en termes de rendement, il reste n\u00e9anmoins trop lent pour soutenir des intensit\u00e9s maximales.<\/p>\n<p>La compr\u00e9hension de ces syst\u00e8mes r\u00e9v\u00e8le pourquoi la <strong>cr\u00e9atine ATP<\/strong> se concentre sp\u00e9cifiquement sur les efforts courts et intenses : c&rsquo;est l\u00e0 que le syst\u00e8me phosphocr\u00e9atine domine, et que la suppl\u00e9mentation produit ses effets les plus spectaculaires.<\/p>\n<h2>Comment la Cr\u00e9atine R\u00e9g\u00e9n\u00e8re l&rsquo;ATP en Quelques Millisecondes<\/h2>\n<p>Le syst\u00e8me phosphocr\u00e9atine constitue votre premi\u00e8re ligne \u00e9nerg\u00e9tique lors d&rsquo;efforts explosifs. Son fonctionnement repose sur une r\u00e9action biochimique remarquablement simple et rapide. La <strong>phosphocr\u00e9atine<\/strong> stock\u00e9e dans vos muscles c\u00e8de son groupement phosphate \u00e0 l&rsquo;ADP (ad\u00e9nosine diphosphate), r\u00e9g\u00e9n\u00e9rant instantan\u00e9ment de l&rsquo;ATP utilisable. Cette r\u00e9action s&rsquo;exprime ainsi :<\/p>\n<p><strong>Phosphocr\u00e9atine + ADP \u2192 Cr\u00e9atine + ATP<\/strong><\/p>\n<p>Cette conversion est catalys\u00e9e par l&rsquo;enzyme cr\u00e9atine kinase et se d\u00e9roule directement \u00e0 proximit\u00e9 des fibres musculaires contractiles, \u00e9liminant tout d\u00e9lai de transport. R\u00e9sultat : la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration d&rsquo;ATP s&rsquo;effectue en 1-2 secondes seulement, soit 10 fois plus rapidement que via la glycolyse.<\/p>\n<p>Les avantages de ce syst\u00e8me pour les performances sportives sont consid\u00e9rables. D&rsquo;abord, il fonctionne de mani\u00e8re <strong>ana\u00e9robie<\/strong> (sans oxyg\u00e8ne), permettant une activation imm\u00e9diate d\u00e8s le d\u00e9but de l&rsquo;effort sans attendre que votre syst\u00e8me cardiovasculaire s&rsquo;ajuste. Ensuite, contrairement \u00e0 la glycolyse, ce processus ne produit aucun lactate ni ion H+, \u00e9vitant ainsi l&rsquo;acidification musculaire responsable de la fatigue pr\u00e9coce. Enfin, sa vitesse de r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration in\u00e9gal\u00e9e permet de maintenir une puissance maximale pendant les premi\u00e8res secondes critiques d&rsquo;un effort explosif.<\/p>\n<p>Cependant, le syst\u00e8me phosphocr\u00e9atine pr\u00e9sente \u00e9galement des limites physiologiques importantes. Vos r\u00e9serves musculaires de phosphocr\u00e9atine s&rsquo;\u00e9puisent apr\u00e8s <strong>10 \u00e0 15 secondes d&rsquo;effort maximal<\/strong> continu. Apr\u00e8s un sprint ou une s\u00e9rie intense, vos muscles n\u00e9cessitent ensuite 3 \u00e0 5 minutes de r\u00e9cup\u00e9ration pour reconstituer 95-100% de leurs stocks de phosphocr\u00e9atine. Cette contrainte temporelle explique pourquoi les temps de repos entre s\u00e9ries lourdes influencent directement votre capacit\u00e9 \u00e0 reproduire des performances maximales.<\/p>\n<p>C&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment sur ce m\u00e9canisme que la suppl\u00e9mentation en cr\u00e9atine intervient. Des \u00e9tudes comme celle de Harris et al. (1992) d\u00e9montrent qu&rsquo;une suppl\u00e9mentation quotidienne de 3-5 grammes augmente les r\u00e9serves musculaires de phosphocr\u00e9atine de <strong>20 \u00e0 40%<\/strong> selon les individus. Cette augmentation des stocks signifie concr\u00e8tement plus d&rsquo;ATP r\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9 lors de chaque effort intense, permettant quelques r\u00e9p\u00e9titions suppl\u00e9mentaires lors d&rsquo;exercices comme le d\u00e9velopp\u00e9 couch\u00e9 ou le squat, ou encore de maintenir une puissance \u00e9lev\u00e9e plus longtemps lors de sprints r\u00e9p\u00e9t\u00e9s. La cr\u00e9atine ne cr\u00e9e pas un nouveau syst\u00e8me \u00e9nerg\u00e9tique : elle optimise simplement l&rsquo;efficacit\u00e9 de celui que vous poss\u00e9dez d\u00e9j\u00e0, en saturant vos r\u00e9serves de <strong>cr\u00e9atine m\u00e9tabolisme \u00e9nerg\u00e9tique<\/strong> au maximum de leur capacit\u00e9 physiologique.<\/p>\n<h2>Quels Exercices Utilisent Principalement le Syst\u00e8me Phosphocr\u00e9atine ?<\/h2>\n<p>Comprendre quels types d&rsquo;efforts sollicitent majoritairement le syst\u00e8me phosphocr\u00e9atine permet d&rsquo;identifier pr\u00e9cis\u00e9ment o\u00f9 la suppl\u00e9mentation en cr\u00e9atine produira les meilleurs r\u00e9sultats. La r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale : <strong>tout effort maximal durant moins de 10-15 secondes<\/strong>.<\/p>\n<p>Les <strong>efforts ultra-courts<\/strong> (moins de 10 secondes) d\u00e9pendent presque exclusivement du syst\u00e8me ATP-phosphocr\u00e9atine. Un sprint de 100 m\u00e8tres (environ 10 secondes pour un athl\u00e8te entra\u00een\u00e9), un saut vertical maximal, un lancer de poids ou une tentative de 1RM (charge maximale pour une r\u00e9p\u00e9tition) au squat mobilisent int\u00e9gralement ce syst\u00e8me. Dans ces contextes, l&rsquo;augmentation des r\u00e9serves de phosphocr\u00e9atine via la cr\u00e9atine se traduit directement par de meilleures performances, comme le confirme une m\u00e9ta-analyse de Branch (2003) montrant des gains de 5-15% en puissance explosive.<\/p>\n<p>Les <strong>efforts r\u00e9p\u00e9t\u00e9s avec r\u00e9cup\u00e9ration courte<\/strong> b\u00e9n\u00e9ficient \u00e9galement consid\u00e9rablement du syst\u00e8me phosphocr\u00e9atine. Pensez \u00e0 une s\u00e9ance de musculation typique : 3-4 s\u00e9ries de 8-12 r\u00e9p\u00e9titions avec 1-2 minutes de repos entre chaque s\u00e9rie. Chaque s\u00e9rie dure environ 20-40 secondes, mobilisant d&rsquo;abord le syst\u00e8me phosphocr\u00e9atine puis la glycolyse. Pendant le temps de repos, vos muscles rechargent partiellement leurs r\u00e9serves de phosphocr\u00e9atine (environ 50% en 30 secondes, 75% en 1 minute, 95% en 3 minutes selon Tomlin &amp; Wenger, 2001). Avec des stocks initiaux augment\u00e9s gr\u00e2ce \u00e0 la suppl\u00e9mentation, vous d\u00e9marrez chaque s\u00e9rie avec plus de \u00ab\u00a0carburant\u00a0\u00bb disponible, expliquant pourquoi <a href=\"https:\/\/www.nuviline.fr\/mag\/creatine-et-force\/\">la cr\u00e9atine permet d&rsquo;am\u00e9liorer significativement la force musculaire<\/a> et de r\u00e9aliser 1-2 r\u00e9p\u00e9titions suppl\u00e9mentaires par s\u00e9rie.<\/p>\n<p>Les sports collectifs comme le football, le basketball ou le rugby illustrent parfaitement ce principe : succession d&rsquo;efforts explosifs (sprints courts, sauts, changements de direction) entrecoup\u00e9s de p\u00e9riodes de r\u00e9cup\u00e9ration active. La cr\u00e9atine am\u00e9liore la capacit\u00e9 \u00e0 r\u00e9p\u00e9ter ces efforts intenses tout au long d&rsquo;un match.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;inverse, certains efforts ne tirent <strong>aucun b\u00e9n\u00e9fice<\/strong> du syst\u00e8me phosphocr\u00e9atine. Un marathon, une sortie cycliste de plusieurs heures ou une s\u00e9ance de natation longue distance reposent presque exclusivement sur le syst\u00e8me a\u00e9robie. La cr\u00e9atine n&rsquo;am\u00e9liore pas directement ces performances d&rsquo;endurance de longue dur\u00e9e, simplement parce que le syst\u00e8me \u00e9nerg\u00e9tique sollicit\u00e9 n&rsquo;est pas celui qu&rsquo;elle optimise. Cela explique pourquoi les \u00e9tudes sur coureurs de fond montrent des r\u00e9sultats mitig\u00e9s, contrairement aux r\u00e9sultats unanimement positifs chez les sprinters et pratiquants de musculation.<\/p>\n<h3>Tableau Comparatif des Syst\u00e8mes \u00c9nerg\u00e9tiques<\/h3>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Syst\u00e8me \u00e9nerg\u00e9tique<\/th>\n<th>Dur\u00e9e d&rsquo;effort<\/th>\n<th>Oxyg\u00e8ne requis<\/th>\n<th>Vitesse production ATP<\/th>\n<th>Exemples d&rsquo;activit\u00e9s<\/th>\n<th>B\u00e9n\u00e9fice cr\u00e9atine<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td><strong>ATP-Phosphocr\u00e9atine<\/strong><\/td>\n<td>0-10 secondes<\/td>\n<td>Non (ana\u00e9robie)<\/td>\n<td>Tr\u00e8s rapide<\/td>\n<td>Sprint 100m, 1RM, saut vertical<\/td>\n<td>\u2705 <strong>Tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>Glycolyse ana\u00e9robie<\/strong><\/td>\n<td>10s-2 minutes<\/td>\n<td>Non (ana\u00e9robie)<\/td>\n<td>Rapide<\/td>\n<td>Sprint 400m, s\u00e9rie musculation<\/td>\n<td>\u2705 <strong>Mod\u00e9r\u00e9 \u00e0 \u00e9lev\u00e9<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>Syst\u00e8me a\u00e9robie<\/strong><\/td>\n<td>&gt;2 minutes<\/td>\n<td>Oui (a\u00e9robie)<\/td>\n<td>Lente<\/td>\n<td>Marathon, v\u00e9lo route<\/td>\n<td>\u274c <strong>Faible \u00e0 nul<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Ce tableau synth\u00e9tise la relation entre syst\u00e8mes \u00e9nerg\u00e9tiques et pertinence de la suppl\u00e9mentation en cr\u00e9atine. Plus l&rsquo;effort est court et intense, plus la contribution du syst\u00e8me phosphocr\u00e9atine est importante, et plus les effets de la cr\u00e9atine seront prononc\u00e9s.<\/p>\n<h2>Comment la Suppl\u00e9mentation Augmente Vos R\u00e9serves \u00c9nerg\u00e9tiques<\/h2>\n<p>La suppl\u00e9mentation en cr\u00e9atine produit un effet mesurable et scientifiquement document\u00e9 : elle <strong>sature vos stocks musculaires de cr\u00e9atine et phosphocr\u00e9atine<\/strong> bien au-del\u00e0 de ce que l&rsquo;alimentation seule permet d&rsquo;atteindre.<\/p>\n<p>Sans suppl\u00e9mentation, un omnivore consommant environ 1 gramme de cr\u00e9atine par jour via son alimentation (viande, poisson) maintient ses r\u00e9serves musculaires \u00e0 environ 60-80% de leur capacit\u00e9 maximale de stockage (environ 120-125 mmol\/kg de muscle sec). Avec une suppl\u00e9mentation quotidienne de 3-5 grammes, ces r\u00e9serves augmentent de <strong>20 \u00e0 40%<\/strong>, atteignant 140-160 mmol\/kg, proche de la saturation physiologique maximale d&rsquo;environ 160 mmol\/kg (Hultman et al., 1996).<\/p>\n<p>Cette diff\u00e9rence peut sembler modeste en pourcentage, mais ses implications pratiques sont significatives. Chaque effort explosif dispose de davantage de phosphocr\u00e9atine imm\u00e9diatement disponible pour r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer l&rsquo;ATP. Concr\u00e8tement, cela se traduit par 1-2 r\u00e9p\u00e9titions suppl\u00e9mentaires sur une s\u00e9rie de d\u00e9velopp\u00e9 couch\u00e9, ou 0,2-0,3 secondes gagn\u00e9es sur un sprint de 30 m\u00e8tres \u2013 des marges qui font toute la diff\u00e9rence en comp\u00e9tition ou pour progresser en prise de masse musculaire.<\/p>\n<p>Un groupe particulier b\u00e9n\u00e9ficie encore davantage de la suppl\u00e9mentation : <strong>les v\u00e9g\u00e9tariens et v\u00e9g\u00e9taliens<\/strong>. Leurs apports alimentaires en cr\u00e9atine \u00e9tant nuls (la cr\u00e9atine n&rsquo;existe naturellement que dans les produits animaux), leurs stocks musculaires de base se situent g\u00e9n\u00e9ralement 10-30% plus bas que ceux des omnivores. Une \u00e9tude de Burke et al. (2003) a d\u00e9montr\u00e9 que les gains de performance et de masse musculaire suite \u00e0 une suppl\u00e9mentation en cr\u00e9atine \u00e9taient significativement plus importants chez les v\u00e9g\u00e9tariens comparativement aux omnivores, pr\u00e9cis\u00e9ment en raison de ce d\u00e9ficit initial plus marqu\u00e9.<\/p>\n<p>La logique est simple : plus vos r\u00e9serves de d\u00e9part sont basses, plus la marge de progression via la suppl\u00e9mentation est importante. C&rsquo;est pourquoi les b\u00e9n\u00e9fices de la cr\u00e9atine sont quasi-syst\u00e9matiques chez les v\u00e9g\u00e9tariens, alors que certains \u00ab\u00a0non-r\u00e9pondeurs\u00a0\u00bb existent parmi les omnivores (g\u00e9n\u00e9ralement des individus ayant d\u00e9j\u00e0 des stocks naturels proches de la saturation).<\/p>\n<h2>Conclusion : La Base Scientifique de Tous les B\u00e9n\u00e9fices de la Cr\u00e9atine<\/h2>\n<p>Comprendre le <strong>m\u00e9canisme cr\u00e9atine \u00e9nergie<\/strong> permet de d\u00e9mystifier compl\u00e8tement cette suppl\u00e9mentation : il n&rsquo;y a aucune magie, uniquement de la biochimie \u00e9prouv\u00e9e. La cr\u00e9atine augmente vos r\u00e9serves de phosphocr\u00e9atine, qui r\u00e9g\u00e9n\u00e8re l&rsquo;ATP plus rapidement lors d&rsquo;efforts intenses, vous permettant de performer \u00e0 plus haute intensit\u00e9 plus longtemps. Ce m\u00e9canisme fondamental explique <a href=\"https:\/\/www.nuviline.fr\/mag\/bienfaits-de-la-creatine\/\">tous les bienfaits observ\u00e9s sur la sant\u00e9 et les performances<\/a> : am\u00e9lioration de la r\u00e9cup\u00e9ration entre s\u00e9ries, augmentation de la masse musculaire, et m\u00eame certains <a href=\"https:\/\/www.nuviline.fr\/mag\/creatine-et-cerveau\/\">effets positifs sur la m\u00e9moire et les fonctions cognitives<\/a> li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;optimisation \u00e9nerg\u00e9tique c\u00e9r\u00e9brale.<\/p>\n<p>Maintenant que vous comprenez comment la cr\u00e9atine fonctionne au niveau cellulaire, vous pouvez explorer plus en d\u00e9tail ses applications pratiques. Consultez notre <a href=\"https:\/\/claude.ai\/chat\/P1\">guide complet sur la cr\u00e9atine<\/a> pour une vision d&rsquo;ensemble, ou d\u00e9couvrez comment la cr\u00e9atine am\u00e9liore concr\u00e8tement la force musculaire avec les donn\u00e9es scientifiques pr\u00e9cises pour optimiser vos r\u00e9sultats sportifs.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour comprendre comment la cr\u00e9atine am\u00e9liore vos performances sportives, il faut d&rsquo;abord comprendre le fonctionnement de l&rsquo;\u00e9nergie cellulaire. Chaque contraction musculaire, chaque sprint, chaque r\u00e9p\u00e9tition \u00e0 la salle n\u00e9cessite de l&rsquo;\u00e9nergie sous forme d&rsquo;ATP (ad\u00e9nosine triphosphate), la v\u00e9ritable monnaie \u00e9nerg\u00e9tique de votre organisme. Le probl\u00e8me ? Vos r\u00e9serves d&rsquo;ATP sont extr\u00eamement limit\u00e9es. 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